A la mémoire de Mestre Waldemar Waldemar da Paixão a marqué le monde de la capoeira. D’abord avec une grande passion pour cet art qu’il a enseigné et divulgué. A Bahia il y est né, il est mort et il est enterré. C’était un grand capoeiriste et un grand chanteur. Waldemar avait un style de chant très personnel. Quelques mestres affirment que le meilleur disque de musique de capoeira est le sien. Spécialiste du berimbau d’un grand savoir-faire, il s’est fait remarquer pour ses instruments qui ont fait le tour du monde. Il avait un grand amour pour le berimbau. Selon lui, cet arc musical est un instrument que les gens peuvent amener dans les fêtes populaires : c’est une tradition très ancienne. Les esclaves, qui n’avaient pas le droit de danser, l’utilisaient pour faire de leur lutte une danse. C’est quand j’ai entendu et vu des hommes jouer ce sport et danser, explique-t-il, que j’ai décidé de m’investir dans cet art. J’ai cherché et j’ai appris sa technique avec de très bons maîtres qui vivaient à cette époque ”. En 1979, cette homme qui adorait les enfants a eu “ une vingtaine de bons élèves ”. Après son déplacement à Rio de Janeiro, il n’a plus jamais voyagé. Mestre Waldemar aimait rester dans sa terre et dans son quartier appelé Liberdade (Liberté), dans la banlieue de Salvador (BA). Rien ne pouvait le faire partir. “Je suis vieux, disait-il, je reste ici”. Il aimait beaucoup Salvador aussi. Si quelqu’un manifestait le désir d’apprendre à jouer du berimbau, il était là pour transmettre ses connaissances. Les gens disaient que les maîtres d’autrefois n’enseignaient pas tout, qu’ils ne voulaient “ pas élever des serpents pour les faire mordre ”. Contrairement à cette légende, mestre Waldemar avouait avoir “ élevé un nombre énorme de serpents ”. Sa maison restait ouverte afin que les enfants puissent jouer avec les couleurs qu’il utilisait pour peindre ses berimbaus. Mestre Waldemar était connu aussi comme Mestre Waldemar da Paixão, da Praia ou da Liberdade . Il a participé à de nombreuses rondes de rue, surtout dans le quartier de la “Liberté”. Grand maître respecté par toute la société bahianense, il a enseigné à un grand nombre d’élèves. Invité à participer à de nombreuses manifestations il se faisait une joie de répondre “ oui ” pour représenter la Bahia et le lieu où il est né (Ilha de Maré). “Maré, maré” est l’une de ses chansons qui a fait le tour du monde. Elle est chantée presque dans toutes les rondes de capoeira. C’est une façon de se rappeler du Maître qui est parti mais qui reste dans nos cœurs. Si aujourd’hui la capoeira s’est autant répandue au Brésil et ailleurs, c’est grâce à ces maîtres disparus. Ce sont eux qui ont préservé notre art, notre culture, qui nous ont laissé ce diamant afin que nous, les jeunes, le fassions briller encore plus. Mestre Waldemar était l’un de meilleurs chanteurs de capoeira et son énergie donnait à la ronde un goût tout spécial. Il était très connu au Brésil par sa façon de chanter. Il avait une façon de s’exprimer très particulière, avec de longues phrases et des syllabes retenues. Il a participé à l’enregistrement d’un disque vinyle - qui pour moi est l’un de plus beaux 33 tours de capoeira. Ce disque est introuvable actuellement. Il nous fait plonger dans son univers. Nous rentrons dans l’harmonie de son swing. C’est l’un de meilleurs chanteurs de toute l’histoire de la capoeira. Eu vivo, hoje não morro Eu vivo, hoje não morro Oi meu bem, pensamento igual a você No país ideal, primeiro qui apareceu Riachão a respondeu Agora cade você que é un inimigo Cade o cabra que eu matei Na cadeia eu não vou Santa Maria mãe de Deus Já fugi da Conceição Santa Maria mãe de Deus Quanto mais o tempo passa Santa Maria mãe de Deus Oi me livra da minha dor Santa Maria mãe de Deus Minha mãe sempre dizia Santa Maria mãe de Deus Que mulher matava homem Santa Maria mãe de Deus He he agora acabei de ver Santa Maria mãe de Deus
A la mémoire de Mestre Medeiros En 1968, âge de 14 ans, Paulo de Moraes Medeiros a débuté dans la capoeira avec mestre Roque à Rio de Janeiro. Quand Paulo Medeiros arrivait dans une ronde, il ne restait pas inaperçu. Il chantait. Il jouait. Il distribuait son énergie positive harmonisant la ronde, afin qu’elle se déroule dans les meilleurs conditions. En 1973, ce personnage sympathique portait déjà la corde bleu et blanche qui distingue l’élève formé. Cette année là, son maître, Roque, est parti pour Bahia (Nord-Est du Brésil) et Medeiros s’est inscrit à l’académie de Valdir Salles. Mais, celui-ci lui a refusé le titre de maître, parce qu’il n’était qu’un élève formé. Seulement, plus tard, l’enfant prodige a reçu le titre de maître de Capoeira. A ses débuts, comme il n’avait pas une salle où donner ses cours, cet homme attachant enseignait dans les rues d’un quartier appelé Norma. Puis, mestre Medeiros s’en est allé dans une autre ville, dans la baixada Fluminence, dans la grande banlieue de Rio de Janeiro, appelée Eden. Où il a crée un groupe de Capoeira avec ses premiers élèves : João, Bira, Mauro et Efhrain. C’est mestre Medeiros qui a donné le titre d’élève forme à Efhrain. Plus tard, mestre Medeiros a déménagé pour la ville de São João (RJ) où il est resté. Ce maître a formé un grand nombre d’élèves. Certains sont devenus professeurs à leurs tours : João, Mauro, Bira, Ephrain, Candengo, Harley, Gama, Edivan, Vava, Tião, Birapo, João Bagre – qui continuent à enseigner la Capoeira. Mestre Medeiros passionnait tout le monde par la manière très particulière de son jeu. Souvent, mestre Ephrain avoue que mestre Medeiros lui “a enseigné la vie”. Ephrain note aussi que “ sa manière d’être humble ainsi que sa générosité ” lui “ ont marquées pour toujours. Comme lui il n’y a pas deux. C’est quelqu’un qui ne retient que les bonnes choses ”. Ensembles, ils ont participé à de nombreuses rondes de Capoeira. Mestre Medeiros avait toujours un berimbau peint en couleurs unies : ou tout blanc, ou tout bleu. Il a beaucoup voyagé pour participer à des démonstrations de Capoeira. Le 09 janvier 2000, lors d’un de ces voyages, il est parti vers l’au-delà : il s’est senti mal comme s’il avait été foudroyer, et il est tombé raide mort. Alors, l’association Quilombo Nagô, crée par mestre Nacional, a installé l’Ecole d’Artisans de Capoeira de mestre Medeiros dans ses locaux. Grâce à la collaboration de la préfecture de l’Etat de Rio de Janeiro. Cette école reçoit des jeunes défavorisés et sans emploi, afin qu’ils puissent recevoir un peu d’argent en échange de leur travail. Enfin, le souhait de mestre Medeiros a été exhaussé et son projet a porté ses fruits : aujourd’hui, dans l’atelier de son école, ces jeunes gens fabriquent “caixixis, berimbaus, pandeiros”. L’atelier a été officialisé par les autorités brésiliennes, lors d’une fête en présence des amis de Medeiros et de sa famille. Lors de la cérémonie, quelqu’un a remarqué que cet hommage arrivait un peu trop tard. Cette personne a souligné qu’il aurait dû avoir lieu lors que mestre Medeiros était encore vivant. Malheureusement, notre société judéo-chrétienne a la fâcheuse habitude de ne rendre hommage qu’aux défunts plutôt qu’aux vivants, privant ainsi la personne congratulée d’en profiter des honneurs. Ce jour là, pendant l’inauguration de l’atelier d’Artésienne, à Acari, dans la banlieue de Rio de Janeiro, j’ai rencontré celui qui a été son premier maître, mestre Roque. Medeiros restera un grande maître. Il a marqué notre époque non seulement par sa gentillesse et son savoir faire. Mais aussi par son énergie positive, sa gaîté, et sa manière d’être attentif à l’autre. A travers sa musique mestre Medeiros restera toujours parmi nous. En voici l’une de ses chansons : Você me chamou pra jorgar, Capoeira na beira do mar. Oi. Você me chamou pra jorgar, Capoeira na beira do mar. Tenho fama de bom jogador Esse convite não vou recusar. Você me chamou pra jorgar Capoeira na beira do mar. A la mémoire Mestre Paulo Gomes Mestre Paulo Gomes a été l’un des élèves de Mestre Artur Emidio. Après plusieurs années d’entraînement avec son maître, il est parti à la conquête du monde. Lui aussi, il a fait beaucoup pour la capoeira. Il avait une grande école à São Paulo où il était très connu. Mestre Artur m’a dit un jour que Paulo Gomes avait été “ l’un des rares capoeiristes à avoir gagné de l’argent grâce à la capoeira ”. Il était président de l’“ABRACAP” une association qui regroupait plusieurs associations et qui faisait concurrence à la Confédération de capoeira. Mestre Paulo Gomes était un guerrier, un grand capoeiriste. Il utilisait très bien les lames de rasoir et manipulait les facões (machettes) comme peux le font. Quand, parfois, il commençait à s’amuser avec ces armes, beaucoup s’arrêtaient pour le regarder en action. Il fut assassiné à São Paulo par un couple qui avait fait irruption chez lui. Il reste dans la mémoire des capoeiristes comme quelqu’un de très dévoué à son noble art martial brésilien, LA CAPOEIRA.
Mestres 4
A la mémoire de Mestre Muncunge J’ai rencontré mestre Muncunge pour la première fois dans une ronde de rue. J’ai pu sentir une grande énergie, un grand Axé, dans sa façon de jouer du berimbau, de chanter et d’amener la ronde. Il habitait dans la banlieue de Rio de Janeiro. Des capoeiristes m’ont raconté que, à plusieurs fois, il s’était bagarré avec les forces de l’ordre. C’était quelqu’un d’impressionnant par son physique : 1m80. Pour lui, la capoeira était avant tout un plaisir, son violon d’Ingres. Il n’a pas connu la professionnalisation du capoeiriste, qui est arrivée à la fin des ses jours, dans les années 80. A cette époque quelques professeurs enseignaient la capoeira pour gagner de l’argent, malgré que la profession ne soit pas encore reconnue officiellement . En revanche, il existe toujours des personnes qui instruisent pour le plaisir malgré la trahison de certains élèves - qui apprennent avec un professeur et après partent s’entraîner avec un autre. De plus, ces élèves ingrats donnent vantent le mérite de celui qui les a moins enseigné. Mestre Muncunge, très âgé à cette époque n’a jamais fait de l’argent en enseignent son art. Pour remédier à cette situation financière des vieux pionniers, un groupe de maîtres leur donnaient un cachet lors des manifestations. Par exemple, mestre Muncunge a été adopté par un groupe de Rio de Janeiro - qui lui donnait environ un tiers du salaire minimum brésilien à chaque fois qu’il venait jouer du berimbau et chanter. Néanmoins cette très bonne action ne restait restreinte qu’à quelques groupes - parce que la plupart n’avait pas d’argent en disponibilité, vu la difficulté de trouver un sponsor. Aujourd’hui, les vieux mestres ont compris que le parrainage est capital dans leur métier. C’est très bien, puisque la majorité des vieux capoeiristes non pas de retraite ni de sécurité sociale. Le gouvernement, sans doute, devrait faire un geste dans ce sens. Mais au Brésil les politiciens pensent plutôt à eux-mêmes et à leur famille. Au peuple de se débrouiller tout seul. Quelquefois pendant cinq heures d’affilées, mestre Mungunge raconte des histoires au même temps qu’il joue du berimbau dans une ronde. Avec sa présence la ronde se déroule toujours bien, au moins du côté de la musique. Respecté par le capoeirage comme un grand Mestre de capoeira, Mungunge va rester dans la vitrine des ceux qui ont mis la capoeira en valeur. A son époque, le Brésil vient à peine de découvrir ses arts. Enfin, le peuple brésilien sait qu’il a des diamants bruts dans les mains et essaye de les tailler afin qu’ils brillent. A la fin de sa vie, maître Muncunge a fait ce qui lui plaisait le plus : voir des capoeiristes jouer dans une ronde - où sa personne était toujours fondamentale.
Devis gratuit pour Spectacle, Démonstration, Stage, Festival, Défile de Carnaval, Batucada, Cours régulier de Capoeira, Musique Populaire Brésilienne, etc. mail: mestreiram@hotmail.fr ou téléphone: 06.79.99.03.46
A la mémoire de Mestre Ezequiel Ezequiel Martins Marinho est né le 18 octobre 1941, à Bahia. Avec des copains d’enfance, il jouait une capoeira simple dans la rue, avant de s’entraîner dans une cour derrière sa maison. Il habitait à Bahia où il y avait tout le temps la capoeira sur les trottoirs. Alors il a approfondi ses jeux en s’amusant avec ses amis. Dans les années 60, il fut amené par Mestre Sacy à l’Académie de Mestre Bimba, où il s’est formé. Durant quatre ans il a suivi des cours au Centro de Cultura Fisica Regional. A cette époque, Mestre Bimba donnait un foulard bleu à ses élèves formés. Ezequiel a beaucoup appris avec mestre Bimba. Mestre Bimba est décédé peu de temps après l’arrivée d’Ezequiel à son école. Mestre Bimba a été son seul maître. C’est à dire “ l’unique maître ” qu’il a “ payé pour apprendre la capoeira dans un club ”. C’est Mestre Bimba qui l’a formé à la Capoeira Régional. Le fait d’avoir été l’un des élèves de Mestre Bimba et d’avoir travaillé sérieusement la capoeira ont permis à Ezequiel d’être connu internationalement. Ce grand défenseur de la culture brésilienne était policier militaire au moment où il a commencé à enseigner la capoeira. Pour Mestre Ezequiel, la capoeira se définit comme une lutte d’attaque et de défense. Ezequiel a participé à plusieurs festivals folkloriques, d’où il est sorti champion à plusieurs reprises. Dans le monde du sport, il a été deux fois vainqueur avec sont groupe “Luanda”. A la suite d’une compétition à Rio de Janeiro, il a remporté le trophée Ginga. Il a également été juge lors de nombreux championnats. Ce grand chanteur et compositeur a enregistré un disque de capoeira “Mestre Ezequiel”. Il a participé à quelques CDs audio. Il a énormément contribué au développement de la capoeira au Brésil. Selon mestre Ezequiel, en capoeira tous les maîtres sont importants, mais le plus célèbre est Mestre Bimba. “ Dans l’histoire de la capoeira, il existe deux périodes : avant et après Bimba ”. Ensuite vient Mestre Pastinha, qui a donné une valeur sérieuse à la Capoeira d’Angola. Bimba et Pastinha ont une renommé internationale. On ne peut pas parler de Mestre Bimba sans parler de Mestre Pastinha et vice versa. Quand on analyse la capoeira, l’importance de Mestre Bimba et de Mestre Pastinha est énorme. Pastinha était maître du style “ Angola ”, la capoeira du passé, la capoeira primitive, la capoeira originelle. Bimba la pratiquait aussi, mais la trouvait faible et peu efficace en tant que lutte. Mestre Bimba est le créateur de la Capoeira Régional. Précisons que Mestre Bimba formait des élèves. Il disait : “Je forme des capoeiristes”. Par la suite, les élèves formés qui transmettaient ses enseignements devenaient des professeurs. Les professeurs qui se faisaient remarquer par leur travail et qui étaient reconnus par la société et par ses maîtres de capoeira devenaient Maîtres. Au-delà de ces deux maîtres, pour sa culture personnelle, le capoeirista doit connaître aussi obligatoirement Zumbi, Zumbi de Palmarès. Zumbi était le chef du Quilombo de Palmares d’où sa notoriété. Il est devenu une légende pour avoir protégé les esclaves jour après jour. Le Quilombo de Palmares était l’un de plus grands refuge des esclaves. Là se cachaient les révoltés qui s’évadaient pour vivre en communauté. Dans ce lieux, ils ont résisté au pouvoir colonial durant environ 90 années. La capoeira est un art, une philosophie de vivre, un folklore, une gymnastique, une danse, mais surtout une lutte créé par les esclaves. La capoeira est une activité née dans la prohibition. Elle a été interdite par la loi durant prèsque 102 ans. Depuis 1932, date de sa légalisation, la capoeira continue à être surveillée et à souffrir des préjugés raciaux et sociaux. Mestre Ezequiel est décédé plus libre que jamais, en mars de 1997. Peut être, il est en train de jouer la capoeira pour l’éternité.
Mestre Iram Custodio CECICA CAPOEIRA
Cours-Stage-Demonstration-Show-Conference-Carnaval
VIDEO 1 VIDEO 2 VIDEO 3 VIDEO 4 VIDEO 5 VIDEO 6 VIDEO 7 VIDEO 8 TEXTES MIC TEXTES MIC 2 DIRECTION DU PASSE ECOLE CAPOEIRA FESTIVAL CECICA ELEVE GRADE ELEVE BAPTISE FESTIVAL ELEVE GRADE 2 FESTIVAL 2010 HISTOIRE MESTRES MESTRE IRAM MESTRES 1 MESTRES 2 MESTRES 3 MESTRES 4 MESTRES 5 LIVRE PHOTOS FORUM 14èmé BOUTIQUE CAPOEIRA Qui représente You tube Mestre Iram PAROLE 1 PAROLE 2 PAROLE 3 DVD PRESSE MIC PRODUCTION SPECTACLE STAGE SURF SURF SAQUAREMA MUSIQUE GONE CDs ACCUEIL ACTIVITES AFFICHE 2009 BOUTIQUE COMEDIEN PHOTO COMEDIEN DIRECTEUR COURS CAPOEIRA ASSOCIATION CECICA CURRICULUM VITAE