Mestre Montana Mestre Montana est né le 28 février 1956 sous le nom de Sergio Rodrigues da Silva. A l’âge de sept ans, Sergio est rentré dans le groupe Capoarte Abaluaê du Mestre Mentirinha où il fut l’un des élèves de Paulo Afonso Costa e Souza, Mestre Corvão. En 1970, mestre Corvão a fondé le groupe Esporte Nacional. Puis, en 1972, après quelques changements dans le règlement, le nom du groupe est devenu Cruzeiro du Sul. Pour Mestre Montana, la capoeira est fondamentale, puisqu’elle a fait de lui un homme. Elle lui a donné une direction à suivre. Elle l’a poussé à étudier, à se professionnaliser et à conquérir ce qu’il voulait. Selon lui, la capoeira c’est une forme d’éducation et une façon de vivre. Mestre Montana a travaillé dans une imprimerie pour un éditeur. Il a fait son service militaire chez les parachutistes avec la fonction d'armurier. Après l’armée, il a exercé plusieurs métiers : administratif, électricien, technicien dans la réfrigération, employé dans la restauration rapide, masseur. Aujourd’hui, il est physiothérapeute. Mestre Montana ne vit pas de la capoeira comme beaucoup d'autres à Rio de Janeiro. Il n'a jamais voulu que la capoeira soit sa profession. Mais, il aime la capoeira. Il ne pouvait pas vivre sans elle. Dans sa vie sociale, elle a une place importante. Elle lui a ouvert plusieurs chemins. Dans la physiothérapie, par exemple, il est en train de faire une thèse dans laquelle il explique que la capoeira peut aider à guérir. Il la présente comme une forme de thérapie. La Mandinga a plusieurs traductions, cela dépend des groupes. Mandinga, pour lui, veut dire enchantement, pouvoir occulte. Cela peut signifier aussi que la personne ruse, qu’elle joue différemment, pour faire quelque chose à laquelle personne ne s’attend. Dans tous les cas, c’est la personne qui arrive à tromper l’autre. Pour Montana, il n’y a qu’une unique capoeira, et quelques personnes pour leur seul plaisir personnel divisent la capoeira. Auparavant, tout le monde pratiquait la même capoeira sous forme de lutte. Puis, avec l’âge, ils ont commencé à s’inspirer de capoeiristes plus fort qu’eux, et ont changé de style. Ils ont annoncé qu’ils étaient capoeiristes d’Angola ou Angoleiros, ce qui veut dire qu’ils jouaient doucement, qu’ils faisaient moins de mouvements, qu’ils n’avaient pas beaucoup de contacts, etc. Mais, quand un capoeiriste d’Angola frappe quelqu’un, il considère que c’est l’autre qui n’a pas esquivé. Alors que si quelqu’un veut le taper, il déclare que ce n’est pas ça la capoeira. Tout le monde sait bien que Mestre Pastinha, qui était un grand capoeiriste du jeux d’Angola, ne pouvait pas assurer la sécurité d’une maison de jeux, comme un Casino par exemple, avec la capoeira d’Angola qui est jouée aujourd’hui. Même les historiens ont pu constater cela. Aujourd’hui, chacun joue de la meilleure façon possible à ses yeux, mais Montana ne croit pas à cette division. Dans toutes les rondes de capoeira, il y a des Berimbaus, un Atabaque et des Pandeiros. Alors, pour diviser Angola et Régional, il devrait y avoir une différence. Pour nous, tout cela est de la capoeira. Dans notre ronde, on joue le rythme d’Angola, on joue le rythme de Régional, de São Bento Pequeno, de São Bento Grande, de Cavalaria, de Benguela, de Santa Maria, de Amazonas. Dans d’autres rondes, ailleurs, ils jouent ces mêmes rythmes, tout est pareil. Mestre Montana ne voit pas de différence, dans ses rondes aussi il y a des chants, cette division est impossible. La capoeira comme nous la connaissons aujourd’hui est brésilienne, il n’y a pas de doute à ce sujet. Plusieurs recherches ont été faites, les historiens ont conclu qu’elle était brésilienne. Même lorsqu’on entend dire que ce sont les africains qui ont crée la capoeira, ce n’est pas vrai. Si l’on considère le premier témoignage sur la capoeira en tant que lutte, il s’agissait des petits-fils des esclaves, nés sur le sol brésilien, donc des brésiliens; ils n’étaient pas africains, ils étaient des descendants. Il existe des danses, des rituels africains qui ressemblent à la capoeira, dans des pays comme Cuba, Martinique, etc. Il y a également des danses de combat qui ressemblent à la capoeira, mais la capoeira telle qu’elle est connue, est unique et brésilienne.
Mestre Zé C’est l’un de ces maîtres de capoeira qui garde les pieds sur terre. Il habite dans le quartier de Villa da Penha, à Rio de Janeiro. Chez lui il a construit une Académie de capoeira. Un espace qui n’est pas très grand, mais qui garde une grande énergie. Quand il était jeune il pratiquait déjà la capoeira en autodidacte, comme beaucoup d'entre-nous. Quand il a rencontré Mestre Cilas, celui-ci a misé sur lui. Son maître lui a fait confiance et lui a transmis une sagesse dont il avait grand besoin. Mestre Zé a fait son chemin dans la capoeira. Il est très respecté dans les rondes de capoeira de Rio de Janeiro. Il forme des petits groupes régulièrement. Il organise des rondes. Celle de la photo, ci-jointe, était pour fêter son anniversaire. Plusieurs maîtres étaient venus à cette ronde. Elle était très bonne. Un moment unique. Une énergie salutaire parcourait les lieux. Azulão, un élève corde jaune à l’époque, était présent. Il a pu observer et comprendre plusieurs choses sur la capoeira à ce moment là. Un moment plein de richesse. Il a pu rencontrer des maîtres. Il a pu remarquer, qu’au Brésil, tout le monde rentre dans la ronde et qu'il ne reste dans les jeux que ceux qui s’imposent. Il a pu remarquer aussi que parfois dans une ronde il y en a qui se taquinent - des moments de tentation, comme de sales gamins, rien de grave. Mestre Zé a fait peintre sur le mur de son Académie de grandes peintures des joueurs de capoeira, ce qui fait l’originalité de son art. Il est le représentant de l’association “Kapoart” qui se trouve dans le quartier Villa da Penha (RJ). Dans sa ronde plusieurs maîtres étaient présents : Cilas, Touro, Ephrain, Iram, Indio, Sardinha, Montana, Corvinho, Biquinho, ... Les femmes aussi ont leur place dans la capoeira. Quelques unes sont très fortes et font de beaux jeux. Dans des attaques comme, par exemple, les “Armadas ou les Rabo de Araia”, les femmes ont compris qu’il faut baisser la tête. Les esquives dans la capoeira sont très importantes. La “Négative” aussi est un mouvement qui évite beaucoup de coups. A partir de la "Négative" nous pouvons démarrer plusieurs séquences d’attaques ou de contre-attaques. Les déplacements sont très importants également. A la fin de la ronde commencent les échanges. Les maîtres et les élèves vont pouvoir discuter et renouveler leur amitié. Dans la capoeira tout ou presque est important. Le moment de détente par exemple est aussi un plaisir. Un barbecue est préparé pour que la fête puisse se terminer en beauté. Avec de la bière pour accompagner la bonne viande, des saucisses, du poulet et notre célèbre “ farofa ” (farine de manioc) nationale. Nous passons alors quelque temps à nous souvenir des évènements qui nous ont marqués, et que nous avons toujours plaisir à raconter. En effet, c’est le moment du partage où chacun va pouvoir se connaître, socialement parlant. La vie est très courte et les moments pour se souvenir du passé sont toujours agréables. Quelqu’un a bien dit un jour que "La mémoire est la chose la plus importante de la vie".
Mestres 1
Mestre Touro Antonio Oliveira Bemvindo est né dans la ville de Cachoeira de Itapemirin (dans l’Espirito Santo). Depuis l’âge de six ans, il habite à Rio de Janeiro. Il est connu dans la capoeira comme Mestre Touro. Antonio Bemvindo s'est initié à la capoeira en 1957. Il avait à peine sept ans. Dans le quartier de Penha (RJ) il enseigne la capoeira dans son Académie. La capoeira lui a toujours ouvert ses portes. Beaucoup de politiciens faisaient appel à lui pour des démonstrations de capoeira, parce qu'il représentait une partie de la société. Actuellement, il est fonctionnaire. Il a été élu adjoint aux législatives de la Camara de Vereadores. Pour lui, la capoeira est la mère de tous les sports, on peut même la comparer à une belle femme. Dans la capoeira, on trouve la malice, la ruse, la beauté, la trahison. Comme une femme, elle utilise plusieurs astuces. Mestre Touro a commencé la capoeira avec Mestre Célso Pepe, qui, lui-même, était élève de Mestre Léopoldina. En 1964, Célso Pepe a arrêté de donner des cours de capoeira et Mestre Touro, encore élève, a pris sa suite. Il a débuté son travail de capoeira dans le groupe Cativeiro, dont le nom a changé pour Capoeira Corde Bamba, dans lequel il travaille toujours. Mestre Touro a énormément fait pour la capoeira, à Rio de Janeiro. Il a participé à de grandes rondes où son énergie ressortait. Avec sa capoeira traditionnelle, mestre Touro forme encore des élèves. Il a voyagé dans plusieurs pays pour divulguer son travail. C'est un capoeiriste qui a marqué son temps, que ce soit dans l’histoire de la capoeira ou dans les rondes de rues, à l’église de la Penha ou au centre de Rio de Janeiro. Ce qu’il aime le plus dans la capoeira est : arriver, rentrer dans la ronde, jouer ; quelques minutes plus tard, enlever son tee-shirt et le mettre sur la tête. Pendant les baptêmes, il a une présence remarquable. Il fait toujours preuve d’une ruse très particulière. Il fait partie de ces capoeiristes qui ont pris de l’expérience et du savoir-faire avec l’âge. La capoeira est un art, une culture, mais aussi une lutte. Dans cet art, comme d'en n'importe quel art, l'on doit se bagarrer pour être le meilleur. La capoeira oblige notre cerveau à se développer. C'est une bénédiction que Dieu a donné au peuple brésilien, et peu de gens ont compris cela. Elle peut être utilisée comme une lutte, mais il ne faut pas le faire. Elle est aussi un sport brésilien. Néanmoins, je me considère comme un artiste. Le capoeiriste est un artiste, un poète, un danseur, un combattant, un lutteur, un guerrier - il utilise la ruse, et se débarrasse de la méchanceté. Le capoeiriste est quelqu’un qui connaît bien la vie et le monde qui l’entoure. La capoeira c’est une façon de bien vivre, qui représente toutes les bonnes choses qu’on peut imaginer. Si l'on a un problème, quand on arrive dans la ronde ce problème disparaît. Dans la capoeira, nous avons des milliers de bons amis, même si se sont des traîtres. La capoeira est une compétition, si vous n’avez personne à qui vous mesurer, vous ne progresserez jamais, il faut se surpasser.
Devis gratuit pour Spectacle, Démonstration, Stage, Festival, Défile de Carnaval, Batucada, Cours régulier de Capoeira, Musique Populaire Brésilienne, etc. mail: mestreiram@hotmail.fr ou téléphone: 06.79.99.03.46
Mestres Bogado Evaldo Bogado de Almeida a commencé à travailler la Capoeira avec Mestre Mendonça en 1969. Il était le porte-parole de la Capoeira dans la Confédération Brésilienne de Pugiliste. Le 27 octobre 1973 il a créé, avec d’autres capoeiristes de son école, l’Association Barravento dans la ville de Niteroi (RJ). Dans son Académie située dans la même ville, il dirige des cours pour tous âges et a organisé des compétitions de capoeira. Il est aussi fondateur et directeur de la Liga Niteroiense de Capoeira. Il a beaucoup contribué pour l’évolution des capoeiristes et de la capoeira. Mestre Bogado a été plusieurs fois président de la Fédération de Capoeira Sportive de l’Etat de Rio de Janeiro (FCDRJ)(*). Son travail d’enseignant et sa façon de promouvoir la Capoeira sportive a permis la création des compétitions annuelles, individuelles ou en groupes. Ces compétitions nationales et internationales sont bien organisées. Par son travail la Capoeira continue à être une arme de liberté. Pour la totalité de son œuvre, à plusieurs reprises, il a reçu des mentions d’honneur de la Chambre de Vereadores de Niteroi et de l’Assemblée Nationale de l’Etat de Rio de Janeiro. Son travail prouve que la capoeira est considérée aujourd’hui comme une intégration sociale très forte. Aujourd’hui, il est le Président de la principal fédération de l’état de Rio de Janeiro. Plusieurs associations sont avec lui dans sa démarche d’évolution et d’organisation de la capoeira. Dans son Académie située à Niteroi, il continue à former des élèves. La capoeira a un long chemin à parcourir, mais elle a déjà bien évolué. (*) La Fédération de Capoeira Sportive de l’Etat de Rio de Janeiro (FCDRJ) a été créé le 13 mai 1995, par un groupe important de maîtres de Capoeira. Quelques associations fondatrices affiliées à la FCDRJ : Associations des Capoeira Barravento, Beira Mar, Cruzeiro do Sul, Grupo Martins, Terra Firme, Liberdade, Modelo Cultural Kikongo, Ouro Preto, Raizes, Regiangola, Terra, Liga Gonçalense de Capoeira, Liga Niteroiense de Capoeira, Liga Carioca de Capoeira.
Mestre Iram Custodio CECICA CAPOEIRA
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